Jusqu’au 29 octobre, les chances d’Elif Eralp d’accéder à la mairie de Berlin semblaient grandes. Fin septembre, sa formation de gauche radicale, Die Linke, avait gagné les élections avec près de 26 % des voix, soit près de 7 points de plus que les conservateurs chrétiens sortants. Et elle s’employait depuis à trouver une entente avec le Parti social-démocrate (SPD) et les Verts pour former une coalition.
Mais la publication d’un article explosif dans les pages du Spiegel met aujourd’hui Eralp et son parti dans l’embarras. L’hebdomadaire centriste affirme avoir mené une interview avec la quadragénaire, à qui il aurait envoyé la retranscription de l’entretien avant publication. “Jusqu’ici, rien d’anormal [en Allemagne, les entretiens politiques sont généralement relus et modifiés par les interviewés]. Sauf que cette fois, l’équipe d’Eralp a fait une bourde.”
Elle aurait renvoyé à la rédaction un document de travail à usage interne, dans lequel la femme politique affirme avoir peur du militant propalestinien Ibrahim Ibrahim, proche de Die Linke et connu pour ses éloges du chef du Hamas Yahya Sinwar. “Je ne peux pas nous mettre en danger, ma famille et moi, pour le Spiegel”, aurait-elle écrit, dans une allusion à ce membre du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, cla
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