Marine Le Pen se présente de nouveau à la présidence française. Elle a de ce fait coupé court à l’optimisme prudent de certains qui, à Bruxelles, imaginaient qu’elle céderait éventuellement sa place à un successeur plus jeune et peut-être plus accommodant.
Des eurodéputés, des fonctionnaires et des analystes ont déclaré qu’une victoire de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella aurait de profondes conséquences pour l’UE. En privé ou en public, plusieurs ont toutefois affirmé que le dirigeant trentenaire du Rassemblement national (RN) était le plus pragmatique et le moins idéologique de ces deux figures de l’extrême droite, portant à croire qu’il pourrait être plus facile de travailler avec Bardella au sein des institutions européennes.
Le Pen a annoncé le 7 juillet, en direct à la télévision, qu’elle briguerait pour la quatrième fois la présidence française, bien qu’elle ait été condamnée le jour même à une peine ferme d’un an sous bracelet électronique.
“Je suis candidate à l’élection présidentielle”, a-t-elle annoncé sur TF1, dissipant ainsi la possibilité d’une mise en retrait pour permettre à son ancien protégé d’assumer la candidature du RN.
L’annonce a retenti jusqu’à Bruxelles, que les politiques affiliés au RN adorent critiquer. Depuis des mois, fonctionnaires et élus réfléc
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Marine Le Pen prend la campagne présidentielle en otage
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