La fatigue des métaux de l’avion chinois C919 et du Fuxing, le train à grande vitesse le plus rapide au monde, a déjà été scrutée dans l’enceinte de ce bunker climatisé, perché sur une colline d’argile. Petit frère de l’Institut Laue-Langevin de Grenoble, lancé en 1971, le China Spallation Neutron Source (CSNS) est arrivé à Dongguan (Guangdong) en 2018. Mais ici, pas de réacteur nucléaire pour produire des neutrons comme en France.
L’outil chinois utilise un synchrotron pour accélérer des protons avant de les bombarder contre une cible de tungstène. Lors de l’impact, des neutrons jaillissent : c’est la spallation. Ces neutrons pénètrent les matières et révèlent leur structure atomique sans les casser. C’est donc une sonde pour observer l’intérieur de toutes sortes de matériaux stratégiques.
« Des scientifiques de 10 pays travaillent avec notre structure en nous faisant parvenir des échantillons à analyser. On peut y tester de nouveaux alliages, comprendre comment une batterie se charge et se décharge. Les dernières générations de batteries sont étudiées ici », confie Miao Ping, chercheur chinois formé au Japon.
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