Les Obama inaugurent leur centre présidentiel avec des stars hollywoodiennes et des piques subtiles à Trump”, résume le Wall Street Journal. L’inauguration du musée, qui ouvre ses portes au public ce vendredi, a eu lieu en présence des quatre anciens présidents américains encore vivants, Barack Obama bien sûr, Joe Biden, George W. Bush et Bill Clinton. Donald Trump n’avait pas reçu d’invitation. Obama était bien là en 2013 pour l’ouverture du musée Bush à Dallas, rappelle le Journal.

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Time a vu dans certaines remarques d’Obama au pied de la tour de 70 mètres qui abrite le centre une “critique directe” à l’administration Trump même s’il “n’a jamais fait référence explicitement à l’actuel président”. Le prix Nobel de la paix 2009 a appelé à garder espoir pour préserver la démocratie. “Il est tentant de sombrer dans le cynisme et le désespoir”, a-t-il reconnu. Mais en perdant la foi dans l’autre, “nous ouvrons la porte aux plus impitoyables ou aux plus négligents ou aux plus effrayés d’entre nous, qui voient certains groupes et certaines personnes plus égaux que d’autres, et ne voient dans le gouvernement qu’un moyen de se faire de l’argent”.

Il a également insisté sur les “valeurs partagées qui rendent la démocratie possible”, citant “une foi dans un système de pouvoirs et contrepouvoirs dans notre gouvernement […], dans une justice indépendante, une presse libre et robuste et la croyance que nos militaires et notre police ne doivent pas allégeance à un président ou à un parti politique mais au peuple et à notre Constitution”.

Politico note donc que dans son discours d’une demi-heure, “l’ancien président a défendu les tribunaux, la presse et les normes constitutionnelles, dans un contraste saisissant avec l’ère Trump”. Pour le site spécialisé dans les affaires de Washington, “l’absence de Trump a attiré l’attention sur la profonde animosité politique et personnelle qui a défini la relation entre Obama et Trump depuis plus d’une décennie”.

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Politiquement, l’accord de Paris sur le climat, celui sur le nucléaire iranien ou le réchauffement des relations diplomatiques avec Cuba font partie des avancées des deux administrations Obama sur lesquelles est revenu son successeur. Un président également très critique de la réforme de l’assurance-santé obtenue de haute lutte par Obama.

Spielberg et Bono parmi les invités

Personnellement, il y a eu ces rumeurs propagées par Trump sur le lieu de naissance de Barack Obama quand il était encore un homme d’affaires. Le Washington Post remarque que Michelle Obama a abordé le sujet, elle aussi sans mentionner le nom de sa cible. “Quand les faits et la fiction se mélangent, quand es gens cherchent à limiter la liberté d’expression, à dévaluer la diversité et à effacer certains moments gênants de l’histoire, quand nos téléphones vibrent sans arrêt en réaction au dernier scandale en date, j’espère que cet endroit pourra offrir un répit à tout cela”, a déclaré l’ancienne première dame. “Au moins pour un temps”. Elle a aussi évoqué le prix Nobel décerné à son mari. Celui que Trump convoite depuis des années.

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Alors que plusieurs artistes de second rang ont choisi de renoncer aux festivités organisées par l’administration Trump pour les 250 ans de l’Amérique, Axios liste les stars venues assister ou se produire à l’inauguration du centre : Oprah Winfrey, Steven Spielberg, Tom Hans, Bruce Springsteen, Eddie Vedder, The Roots, ou Bono, entre autres. “La présence de ces célébrités rappelle à quel point Hollywood est attaché à 44”, constate Deadline. 44 pour le 44e président des États-Unis, Barack Obama.

Stephen Colbert était là lui aussi. L’humoriste américain, un critique récurrent de Donald Trump dont l’émission The Late Show a été arrêtée dans un climat de controverse par la chaîne CBS, portait un costume clair. Un choix qui ne devait rien au hasard, explique USA Today. Il ressemblait beaucoup à celui d’Obama en 2014 lors d’une conférence de presse sur l’État islamique en Syrie. Plusieurs médias avaient alors reproché au président américain un look inadapté à la gravité du moment. Ce costume est devenu pour ses sympathisants “un exemple des critiques injustes” auxquelles il a fait face pendant ses deux mandats.

Cette inauguration n’a en tout cas pas impressionné l’administration Trump, rapporte Fox News. Un porte-parole de la Maison Blanche a préféré mettre en avant les travaux entrepris par son patron, “le constructeur en chef”, à Washington pour rénover la capitale. La chaîne conservatrice affirme que “les contribuables ont payé des centaines de millions de dollars pour la construction” des routes et d’autres infrastructures publiques autour du centre présidentiel Obama, dont le coût - financé par des fonds privés - est estimé à 830 millions de dollars.

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