La mission d’inspection diligentée par le ministre de la Justice Gérald Darmanin et son homologue de l’Intérieur Laurent Nuñez sur les possibles dysfonctionnements dans le sillage l’affaire Lyhanna, cette collégienne de 11 ans violée, tuée et dont le corps a été retrouvé dans un silo à grain du Gers, a été rendu public lundi 22 juin.

“Les retards dans la réaction de la justice malgré les antécédents du mis en cause ont provoqué de très larges vagues d’émotion et des polémiques politiques en France”, écrit Paul Ackermann, correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps. “À qui la faute ? ”, interroge Joëlle Meskens, correspondante en France du journal belge Le Soir qui pointe les “incroyables ratés” de la justice française dans cette affaire.

Rédigé par les services de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ), le prérapport (consultable en ligne) a été réalisé à partir d’une trentaine d’entretiens et a été remis à Matignon lundi. Le document “établit une vérité d’une extrême gravité”, à savoir que “la chaîne de protection a failli”, en raison d’une “succession d’erreurs, de négligences, d’inactions et de mauvaises décisions”, a écrit, sur X, le Premier ministre Sébastien Lecornu.

“Aucun traitement d’urgence”

“Le rapport objective un