Nabih Berri, président de la Chambre des députés libanais et dirigeant de la formation chiite Amal, a déclaré, lundi 22 juin, au quotidien saoudien à vocation panarabe Asharq Al-Awsat, qu’il entendait rester au centre du jeu politique libanais. Il s’y prévaut d’avoir la parole du Hezbollah en faveur d’un respect du cessez-le-feu, fragile, en vigueur dans le sud du Liban depuis le 20 juin − pourvu qu’Israël ne viole pas la trêve, précise-t-il. Il affirme, malgré des différends, être en contact permanent avec le premier ministre, Nawaf Salam, et le président, Joseph Aoun.
Or, entre les deux têtes de l’exécutif, soutenues par les pays occidentaux et arabes, et le mouvement armé pro-iranien, la rupture est consommée. Dès lors, Nabih Berri, 88 ans, entend conserver son rôle de médiateur. Il partage avec Walid Joumblatt, autre vétéran de la politique libanaise, une capacité à anticiper les évolutions régionales. Mais, estimait récemment l’un de ses proches, « la situation n’a jamais été aussi compliquée au Liban depuis cinquante ans », soit le début de la guerre civile (1975-1990), durant laquelle Nabih Berri fut un chef de milice.
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