L’affaire embarrasse le Parti authenticité et modernité (PAM), vainqueur des législatives du 23 septembre. Alors que la codirigeante de la formation, Fatima Ezzahra El-Mansouri, a été nommée mardi par le roi du Maroc pour prendre la tête du gouvernement, l’un des principaux élus du parti, Mounir Laymouri, le maire de Tanger, a été placé en garde à vue, lundi 28 septembre. La justice le suspecte de participation à une fraude électorale.
Les soupçons du parquet portent sur le déroulement du scrutin dans au moins deux bureaux de vote de l’agglomération. Selon le ministère public, un individu a été arrêté, le jour des élections, en possession d’un sac de bulletins préremplis dans une école du quartier populaire de Casabarata. Les documents auraient été détournés pour être ensuite rapportés dans les urnes des bureaux concernés. Des journaux marocains évoquent de leur côté plusieurs sacs, dont l’un contenait « entre 500 et 600 bulletins en faveur du PAM », avance le site d’information Medias24.
Toujours selon le parquet, cinq suspects ont été placés en détention provisoire, dont les responsables des deux bureaux de vote et leurs adjoints. Lundi, le ministère de l’intérieur a annoncé l’envoi d’une commission d’inspection « à la suite des irrégularités ayant entaché l’opération électorale », rapporte l’agence marocaine de presse MAP.
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