Vidéo. C’est quoi le “deuil climatique” ?
Avec la canicule, vous êtes tristes à l’idée que vous ne connaîtrez plus jamais le climat que vous avez connu plus jeune ? Vous êtes en colère quand vous voyez la biodiversité mourir de chaud ?
Vous êtes peut-être en plein climate grief ou ecological grief, qu’on traduit en français par “deuil climatique”. Mais qu’est-ce que c’est vraiment ? Et surtout, qu’est-ce que vous pouvez faire quand ça vous arrive ?
Explications en vidéo.
Le climat peut avoir de nombreux effets sur la santé mentale.
Comme le notait déjà un article de The Conversation à la fin de 2025, les événements climatiques extrêmes, comme les inondations, les incendies ou les canicules, augmentent considérablement les risques d’anxiété, de dépression ou de stress post-traumatique.
Avec la hausse des températures, le nombre de visites à l’hôpital pour des problèmes de santé mentale augmente “même en dehors des journées classées comme caniculaires”, explique le site américain.
Les raisons en sont simples : la chaleur trouble de nombreux facteurs, comme le sommeil.
Et pour les personnes déjà atteintes de pathologies comme la démence ou la dépression, le stress supplémentaire qu’elle provoque sur le corps “peut suffire à déclencher une crise”.
Autre exemple donné par The Conversation : la sécheresse.
Elle augmente les niveaux d’anxiété et de dépression chez les agriculteurs “confrontés à des pertes de récoltes, à des dettes croissantes et à une incertitude face à l’avenir”.
“Les températures extrêmespeuvent aussi accroîtrela pression dans les foyers.Elles peuvent aggraverles problèmes financiers,la précarité du logementet même les violencesdomestiques, ce qui faitpeser un stress d’autantplus important sur lesfamilles déjà exsangues.”
Le site d’information The Conversation
La consommation d’alcool et de drogue augmente aussi après des événements climatiques graves, relève le site.
“La détresse climatique n’entraîne pas inévitablement la consommation de substances. Mais combinée aux traumatismes, à la perte et aux problèmes concrets engendrés par les chaleurs extrêmes, elle peut rendre plus difficile pour certains d’encaisser de manière saine.”
Mais le point positif, explique le site, c’est que l’inquiétude peut alimenter la motivation de changer les choses : “Les personnes les plus anxieuses concernant le changement climatique sont généralement les plus impliquées dans la protection de l’environnement.”
Et c’est là le point le plus important, “à condition qu’elles aient accès à des solutions concrètes”, souligne The Conversation. Car sans ça, “cette inquiétude peut devenir insupportable ou désespérée”.
D’autant que les recherches montrent que “les actions en faveur de l’environnement au quotidien participent à donner du sens et à créer du lien”.
Agir pour la planète, c’est donc aussi agir pour sa santé mentale et son avenir. Un cercle vertueux qu’il est urgent de mettre en place.—
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !