[Cet article a été publié pour la première fois sur notre site le 14 août 2021 et republié le 23 juin 2026]

Du fait du changement climatique, les grosses canicules sont plus fréquentes et plus sévères, comme nous l’avons vu avec les vagues de chaleur qui ont balayé l’ouest des États-Unis [à l’été 2021]. Selon certains modèles climatiques, des pans entiers du globe terrestre vont devenir inhospitaliers pour l’homme au cours du prochain siècle. Mais ce qui rend un endroit invivable, ce n’est pas simplement une température particulière ; et prendre en compte l’humidité ambiante ne suffit pas non plus à expliquer complètement les limites du corps humain en cas de chaleur extrême. Le seuil de tolérance peut varier d’une personne à l’autre, et la capacité d’une personne à supporter la chaleur peut changer. Comprendre nos limites, et ce qui les détermine, s’avère d’autant plus important que les températures mondiales grimpent et que les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent plus difficiles à prévoir.

“On aurait pu penser que nous aurions eu le choix entre le bien et le mal”, explique Camilo Mora, chercheur en climatologie à l’université d’Hawaii, mais désormais, en matière de fortes chaleurs, “on a juste le choix entre avoir plus de ceci ou beaucoup plus de cela”. Dans le ca