À El-Obeid, verrou stratégique du Kordofan, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) massent leurs troupes en vue d’un assaut terrestre, qui serait le plus violent à ce jour contre cette ville d’un demi-million d’habitants.
Frappes de drones sur la centrale électrique et les dépôts de carburant, eau imbuvable, prix de la nourriture en hausse de 300 % : assiégés, les habitants et quelque 100 000 déplacés redoutent une répétition des atrocités d’El-Facher.
Carrefour reliant le centre du pays au Darfour, dotée d’une base aérienne, d’un oléoduc et du marché de la gomme arabique, El-Obeid est un enjeu de « pouvoir, de territoire et d’argent » dont la prise ouvrirait aux FSR la route de Khartoum.
Équipe de l’AFP au Soudan, avec Menna Farouk au Caire
Dans un camp de déplacés près d’El-Obeid, dans la région soudanaise du Kordofan, Agsam Hamad brave péniblement la chaleur écrasante pour aller chercher de l’eau trouble dans un puits. Déjà assiégés, les habitants vivent dans la crainte d’un assaut des paramilitaires, qui serait le plus violent à ce jour contre cette grande ville stratégique.
« Nous faisons de longues distances pour cette eau et elle est imbuvable », dit à l’AFP cette femme de 35 ans, mère de sept enfants. « Notre situation est très difficile. Nous avons besoin de nourriture et d’eau » potable.
El-Obeid est un enjeu majeur dans la guerre qui oppose depuis trois ans l’armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
La ville d’un demi-million d’habitants accueille environ 100 000 réfugiés, déplacés par la violence ailleurs dans le pays.
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