Entre les mesures d’incitation financière que Washington s’est engagé à accorder à l’Iran et les gains bien plus importants qu’un accord pourrait lui ouvrir, Téhéran pourrait bénéficier de recettes sans précédent depuis des années.

Pour l’heure, l’issue des négociations directes entamées le dimanche 21 juin entre les deux pays en Suisse reste entourée de nombreuses inconnues. Censés aboutir à un document final dans un délai de soixante jours renouvelable, les pourparlers ont même semblé vaciller dès les premières heures, avant de reprendre rapidement. Les deux parties ont finalement salué les premières entrevues, tandis que des consultations techniques s’ouvraient dans la foulée.

La suspension des sanctions, une première depuis 2018

Dans ce contexte, la perspective que l’Iran accède à des dizaines, voire des centaines, de milliards de dollars reste ouverte. Certaines mesures ont d’ailleurs déjà été annoncées. Lundi, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (Ofac) du ministère des Finances américain a publié une licence générale autorisant jusqu’au 21 août 2026 “la production, la livraison et la vente de pétrole brut, de produits pétrochimiques et de produits pétroliers d’origine iranienne”. Un engagement pris la semaine dernière par Donald Trump lors de la signature à distance