Il n’a pas de Ballon d’or, pas de record de buts, pas de sourire éclatant (jusqu’à peu), mais c’est bien lui, le personnage le plus important de l’histoire du football français. Didier Deschamps. Un Basque teigneux, trapu et sec, né à Bayonne, second rejeton de Pierre et Ginette, qui n’a jamais rien lâché, à commencer par les mollets de ses adversaires, et surtout pas les Bleus des yeux. L’homme place l’équipe de France au-dessus de tout et lui ordonne un dévouement pieux. “Il n’y a rien de plus grand que ce maillot”, confesse-t-il.
Pour sa dernière Coupe du monde dans son rôle de sélectionneur, Deschamps n’a qu’une seule date en tête : le 19 juillet 2026. Jour de la finale, qu’il espère être le dernier frisson de son infatigable carrière avec la sélection nationale.
Pour vous faire une idée : en tant que joueur, puis en tant que sélectionneur, “DD” a disputé 286 matches (103 sur le terrain, puis 183 sur le banc, série en cours), soit plus de 30 % des rencontres de l’équipe de France à travers les âges. Les trois-quarts des trophées majeurs des Bleus ont été remportés en sa présence, dont deux Coupe du monde (1998 et 2018).
Intouchable
Dans un pays aussi fragmenté que la France, où les clivages se vivent en partage, Didier Deschamps jouit d’une unanimité rare. Pour finalement at
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