Le 24 juin, un juge de Suzhou, dans l’est de la Chine, a condamné Molly Tea pour contrefaçon. Selon lui, le logo de cette chaîne de bubble tea créée à Shenzhen s’inspire directement du motif floral à quatre pétales qui figure au côté des initiales LV sur la célèbre toile Monogram, devenue emblématique de la maison de luxe Louis Vuitton, première marque du groupe LVMH.
Molly Tea devra non seulement changer de logo, mais aussi verser quelque 10,3 millions de yuans (environ 1,3 million d’euros) en guise de dommages et intérêts à Louis Vuitton. Mais, sur les réseaux sociaux chinois, l’affaire a déclenché une polémique, rapporte Bloomberg.
Un hashtag relatif à la condamnation de Molly Tea a déjà généré plus de 400 millions de vues et des dizaines de milliers de commentaires, de nombreux internautes prenant parti pour Molly Tea. À leur tour, ils accusent la marque de luxe française d’avoir copié sa fleur à quatre pétales sur un symbole répandu en Asie – en l’occurrence, la “fleur de Baoxiang”, issue de la culture bouddhiste.
“Si certains ont salué cette décision de justice comme un progrès pour la protection des droits dans le secteur du luxe, gangrené depuis longtemps par la contrefaçon, beaucoup d’autres se sont ralliés à la chaîne de thé en dénonçant un cas d’appropriation culturel
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Le Mexique accuse Zara d’appropriation culturelle
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