À la mi-juin, 99 guérilleros ont été transportés en hélicoptère jusqu’à un hameau isolé du sud de la Colombie. Ils ont remis un à un leurs fusils, pistolets, mitrailleuses et lance-grenades à des représentants d’un État qu’ils ont longtemps combattu. Puis ils ont retiré leurs uniformes qui ont été immédiatement incinérés. Ce geste devait marquer le début d’une nouvelle vie, loin du conflit qui perdure dans le pays depuis soixante ans.

En négociant avec les groupes armés, l’ancien président de gauche Gustavo Petro espérait voir les 30 000 combattants irréguliers déposer les armes et ainsi obtenir une “paix totale”, explique The Guardian. Une politique au résultat contesté : les 99 membres des Comandos de la Frontera, une dissidence de la guérilla communiste des Farc, furent les seuls combattants du pays à déposer les armes, précise El País América.

Mais ces guérilleros redditionnaires se sont rendus dans un contexte très particulier : seulement deux jours avant le second tour de l’élection présidentielle. Un scrutin finalement remporté par le candidat d’extrême droite Abelardo de la Espriella, qui a promis d’en finir avec la “paix totale” de son prédécesseur.

Bras de fer avec le gouvernement

Dans le cadre d’une politique d’apaisement avec les groupes armés, le gouvernement de Gus