Melbourne s’est engagé à financer le développement d’une équipe de rugby à XIII et à l’intégrer dans le championnat australien. Seule condition : que la Papouasie-Nouvelle-Guinée ne signe pas d’accord de sécurité avec la Chine. Dans la capitale, Port Moresby, les jeunes rêvent de faire carrière pour sortir de la misère, raconte le “New York Times”.
—De Port Moresby
Le match va bientôt commencer, et les joueurs ramassent tout ce qui traîne sur le terrain au milieu des touffes d’herbe morte. L’enjeu est de taille pour ces enfants. C’est la demi-finale dans la catégorie U10 [moins de 10 ans]. Un moment décisif pour les Funky Sharks de Taurama, un quartier de la capitale [Port Moresby], qui affrontent les Junior Nomads.
Gogobe Simi, 29 ans, l’entraîneur, leur fait un petit discours sur le thème “c’est maintenant ou jamais”. Les joueurs se précipitent sur le terrain, le mégaphone retentit et le match commence. Samuel David, 17 ans, qui soutient les Sharks, confie :
“C’est vraiment sérieux pour nous.”
Le rugby à XIII [appelé rugby league dans les pays anglo-saxons] a tout d’une religion dans le pays. Ce sport – une version plus rapide et agressive du rugby – a été introduit dans le pays par les ouvriers australiens venus travailler dans les mines d’or dans les années 1930. C’est désormais une obsession nationale, un loisir universel et une force unificatrice sur ce territoire aux plus de 800 langues et autant de tribus.
Contrer l’influence chinoise
Le rugby est tellement pratiqué en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) que l’Australie s’en sert pour consolider son influence dans le pays. Elle s’est engagée à consacrer 600 millions de
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Avec plus de 2 000 journalistes, une trentaine de bureaux à l’étranger, plus de 140 prix Pulitzer et près de 13 millions d’abonnés au total à la fin de l’année 2025, The New York Times est le quotidien de référence aux États-Unis, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print” (“toute l’information digne d’être publiée”).
Dans son édition dominicale, on trouve notamment The New York Times Book Review, un supplément livres qui fait autorité, et l’inégalé New York Times Magazine. La famille Ochs-Sulzberger, qui, en 1896, a pris la direction de ce journal créé en 1851, est toujours à la tête du quotidien de centre gauche.
Quant à l’édition web, qui revendique à elle seule plus de 12 millions d’abonnés à la fin de 2025, elle propose tout ce que l’on peut attendre d’un service en ligne, avec en plus des dizaines de rubriques spécifiques. Les archives regroupent des articles parus depuis 1851, consultables en ligne à partir de 1981.
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