Depuis maintenant plusieurs étés, le gouvernement suédois met en garde contre le risque de pénurie d’eau dans le royaume.

Les régions les plus touchées sont le sud et l’île de Gotland [en mer Baltique]. Après plusieurs hivers particulièrement secs, les nappes phréatiques de Scanie [sud du pays] n’ont pas pu se recharger correctement et le Service géologique suédois (SGU) avertit aujourd’hui que le niveau des aquifères a atteint un minimum critique. Celui du lac de Vombsjön, qui assure l’approvisionnement de près d’un demi-million de Scaniens, est historiquement bas.

Dès le mois de février, les compagnies de distribution d’eau de la région tiraient la sonnette d’alarme, précisant qu’il fallait remonter à 1969, date des premiers relevés, pour trouver une pénurie aussi grave. Et rares sont ceux qui remettent ici en cause la responsabilité du dérèglement climatique.

Dans le nord de la Suède, en particulier dans l’arrière-pays du Norrland, la situation ne suscite pas d’inquiétude particulière. La région est sauvée par des hivers très enneigés. Reste à savoir comment empêcher le sud du royaume de voir ses nappes et ses puits s’épuiser, ce qui se traduirait, à terme, par l’impossibilité pour les agriculteurs d’arroser leurs cultures.

Les politiques appellent de leurs vœux des changemen