Élever des enfants coûte cher. Tous les parents sont d’accord sur ce point. Et certains comparent leurs dépenses avec ce qu’elles seraient dans un autre pays. D’autres vont encore plus loin et s’expatrient, motivés principalement par le coût de la vie. C’est ce que raconte The Telegraph à travers l’expérience de Robyn et Ashley Ethell, qui se sont installés en Espagne avec leurs quatre enfants en pleine épidémie de Covid-19.

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“Si nous n’avions eu que deux enfants, nous aurions pu nous en sortir, mais il était inimaginable de pouvoir payer pour quatre scolarités”, explique Robyn, 44 ans, décoratrice d’intérieur, qui, après une mauvaise expérience dans le public, voulait scolariser ses fils dans le privé. À Alicante, leurs frais de scolarité tombent à 55 000 euros par an, contre plus de 230 000 euros en Angleterre – un écart encore creusé par la mise en place d’une TVA de 20 % sur les frais scolaires privés par le gouvernement britannique en 2025.

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La famille Ethell n’est pas la seule à choisir l’Espagne, où les 430 écoles internationales du pays sont moins chères que les établissements privés du Royaume-Uni. Selon le quotidien, qui cite ISC Research, le principal fournisseur de données sur le marché mondial des écoles internationales, “l’année dernière, environ 7 500 élèves britanniques étaient inscrits dans des écoles suivant le programme britannique en Espagne”. Et ce chiffre est en augmentation constante. Côté adaptation, aucun problème : les enfants se sont vite fait des amis, le cadre de vie est agréable, la vie plus lente et plus paisible, et le père de famille, qui se rend dans l’Oxfordshire une fois par semaine pour son travail, s’en sort avec moins d’heures de transport qu’avant l’expatriation.

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De l’autre côté de l’Atlantique, le site Business Insider donne la parole à une mère solo américaine qui a quitté Brooklyn avec sa fille de six mois pour Berlin. Danielle Elliot décide de passer la première année à s’occuper de son bébé. Mais elle se sent rapidement isolée et en décalage par rapport à ses amis en couple ou sans enfant. Loin de sa famille et seule, elle se souvient : “Brooklyn commençait à me paraître différent. Trouver une solution de garde d’enfants flexible et occasionnelle s’est avéré trop difficile, et vivre au quatrième étage sans ascenseur trop compliqué. Quand j’ai laissé la poussette en bas, le concierge m’a dit qu’elle risquait d’être volée.” Elle décide donc de partir dans un pays où les congés parentaux sont plus fréquents et les infrastructures plus adaptées aux familles. Sans regret, elle s’installe dans la capitale allemande.

“Je me suis rendu compte que je pouvais avoir un vol aller-retour, un Airbnb et deux heures de garde d’enfants par jour pour le prix de mon loyer mensuel à Brooklyn.”

Dans ces conditions, l’expatriation, qu’elle soit envisagée à court ou à long terme, devient un choix très rationnel.