“Chegou a tempo” (“Arrivé juste à temps”). Vendredi 3 juillet au matin, A Bola ne célèbre, en une, ni Cristiano Ronaldo ni Rafael Leão, mais Gonçalo Ramos. Le quotidien consacre le héros de la qualification portugaise après son but inscrit dans le temps additionnel contre la Croatie (2-1), qui permet à la Seleção das Quinas de se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe du monde. “Gonçalo a réglé la mire dans un match à très haute tension”, résume le journal, qui met en avant le sang-froid de l’attaquant dans un moment où tout pouvait basculer.

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Dans sa chronique, A Bola pousse même l’éloge un cran plus loin. Pour le quotidien, le sélectionneur Roberto Martínez a peut-être sorti Cristiano Ronaldo en fin de match, “mais il a laissé sur le terrain son instinct de tueur sous les traits de Gonçalo Ramos”. Avec “l’instinct des buteurs prédestinés”, l’avant-centre est apparu au bon endroit pour reprendre de la tête le centre de Rafael Leão et offrir au Portugal une qualification arrachée au bout du temps additionnel.

Tueur des fins de match

L’intéressé savoure ce rôle. “Ceux qui me connaissent le savent déjà : si vous avez besoin d’un but, appelez Gonçalo Ramos. Ce but est un soulagement, mais aussi une démonstration de force et de caractère”, a-t-il déclaré après la rencontre.

À 25 ans, pourtant, Gonçalo Ramos reste condamné à l’ombre de Cristiano Ronaldo, toujours titulaire à 41 ans. Dans ses notes sur le match, A Bola souligne ce paradoxe :

“Sa réputation d’arme secrète lui nuit peut-être dans sa lutte pour une place de titulaire, mais quel luxe de disposer d’une telle option, capable de sortir du banc avec la motivation et l’efficacité nécessaires pour inscrire le but de la victoire.”

Ce costume de “super sub”, Ramos le connaît bien. Au PSG déjà, il s’était imposé comme le remplaçant de luxe par excellence, jusqu’à devenir le meilleur buteur de l’histoire du club en sortie de banc. Un rôle qui ne l’a pas empêché de remporter deux Ligues des champions avec le club parisien, mais qui limitait son temps de jeu. C’est précisément pour franchir un cap qu’il vient de rejoindre l’AC Milan, dans le cadre d’un transfert record d’environ 70 millions d’euros, où il retrouvera Rafael Leão et sera dirigé par son compatriote Rúben Amorim.