Une cérémonie de commémoration des 5 ans de la mort du Président Jovenel Moïse le 7 Juillet 2021 https://www.haitilibre.com/article-34162-haiti-flash-le-president-jovenel-moise-assassine-par-des-mercenaires-officiel-mis-a-jour-7h00-+-video.html s’est tenue ce mardi 7 juillet 2026 à la Villa d’Accueil, à Port-au-Prince. L’événement, organisé sous l’impulsion du Premier Ministre, Alix Didier Fils-Aimé, a rassemblé des membres du Gouvernement, le Secrétaire Général de la Présidence, le Secrétaire Général du Conseil des ministres, ainsi que des représentants du Haut Commandement de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et du Haut État major des Forces armées d’Haïti (FAd’H).
Au cœur de la commémoration, une messe de requiem a été célébrée par le Révérend Père Jean Robert Louis. Dans son homélie, il a rappelé que « la mort est le commencement d’une nouvelle vie », affirmant que l’ancien Président est retourné auprès de Dieu. Il en a profité pour inviter les fidèles à la vigilance, soulignant que la mort « n’a ni jour ni date ».
La cérémonie s’est poursuivie par la sonnerie aux morts, avant de s’achever dans un climat de recueillement.
Au-delà du rituel, cette commémoration traduit la volonté des autorités haïtiennes de préserver la mémoire de Jovenel Moïse, dont l’assassinat reste une blessure profonde dans l’histoire récente du pays.
L’ancienne Première Dame, Martine Moïse pour les 60 mois de l’assassinat de son défunt mari, le Président Jovenel Moise a enregistré un message vidéo que nous vous invitons à partager.
Bocchit EDMOND, ex Ambassadeur et ancien Ministre des Affaires Étrangères :
« Il y a cinq ans, dans la nuit du 7 juillet 2021, des balles assassines ont mis fin à la vie du Président Jovenel Moïse, fauchant avec lui un homme, un leader, une vision pour Haïti https://www.haitilibre.com/article-34162-haiti-flash-le-president-jovenel-moise-assassine-par-des-mercenaires-officiel-mis-a-jour-7h00-+-video.html . Cinq ans après, la plaie demeure ouverte, douloureuse, résistante au temps. Certaines blessures ne se referment pas elles nous rappellent simplement ce que nous avons perdu.
J’ai eu l’insigne honneur de servir à ses côtés, d’abord comme Ministre des Affaires Étrangères, puis comme Ambassadeur d’Haïti aux États-Unis et auprès de l’Organisation des États Américains. Ces fonctions m’ont offert une fenêtre privilégiée sur l’homme qu’il était véritablement loin des caricatures, loin des polémiques, au plus près de ses convictions profondes. Jovenel Moïse croyait en Haïti. Pas d’une foi naïve ou aveugle, mais d’une conviction ancrée dans ses racines, dans ses origines paysannes du Nord, dans sa compréhension intime des souffrances de son peuple. Il savait d’où il venait. Et c’est précisément pour cela qu’il savait où il voulait aller.
Il portait des projets concrets : l’électrification du pays, le développement de l’agriculture, la modernisation de l’État, la souveraineté économique d’une Nation trop longtemps dépendante. Il voulait briser des chaînes que d’autres avaient appris à porter comme des ornements. Il voulait déranger un ordre établi qui prospérait sur l’immobilisme d’Haïti et c’est là, peut-être, que résidait son plus grand tort aux yeux de certains.
Il a été mal compris ou plutôt, et l’histoire saura faire la distinction, il a été délibérément incompris par ceux que son ambition pour le pays dérangeait. Aucun homme n’est parfait, le Président Moïse le savait mieux que quiconque. Mais la perfection n’a jamais été la condition du courage. Et lui, il avait le courage d’agir. Aujourd’hui, alors qu’Haïti traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire contemporaine, je ne peux m’empêcher de mesurer le vide laissé par son départ. Un vide institutionnel, certes, mais surtout un vide humain celui d’un homme qui, dans toutes nos rencontres, dans toutes nos discussions parfois tendues sur les affaires du monde et de notre pays, ne perdait jamais de vue l’essentiel : le bien-être du peuple haïtien.
Son assassinat reste un crime contre la Nation tout entière. Qu’il soit élucidé dans sa totalité, que les commanditaires répondent de leurs actes devant la justice c’est une exigence morale, une dette que nous devons à sa mémoire, à sa famille et à l’histoire.
En ce 5ème anniversaire, je m’incline avec respect et avec douleur devant la mémoire du Président Jovenel Moïse. Je pense à Madame Martine Moïse, à ses enfants, à sa famille, qui portent chaque jour le poids d’une perte que les mots ne sauraient consoler.
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