Les propos tenus la semaine dernière par des responsables américains, selon lesquels le déblocage d’avoirs gelés au profit de Téhéran pourrait contribuer à réduire la pauvreté et la faim dans le pays, continuent de susciter des réactions indignées aussi bien dans les rangs des opposants au régime des mollahs que parmi des responsables de la République islamique.

Le 22 juin, le vice-président américain, J. D. Vance, a affirmé que l’éventuel dégel de ces avoirs – qui fait toujours l’objet de tractations – pourrait contribuer à “nourrir le peuple iranien”. Le lendemain, le président américain, Donald Trump, lui a emboîté le pas. “Ils ont un problème de faim, ils ont un problème d’alimentation, ils ont un problème de médicaments, ils ont beaucoup de problèmes”, a-t-il affirmé.

“Besoin de charité”

Ces déclarations ont provoqué l’ire des responsables iraniens, engagés dans des pourparlers ardus avec les États-Unis sur le détroit d’Ormuz et le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’avoirs gelés, dont 6 milliards détenus par des banques qataries. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a ainsi répliqué en affirmant que les États-Unis étaient eux-mêmes confrontés à “un problème de faim” et que le peuple américain avait “besoin de charité”, rapporte le média réfo