Il est rare qu’une élection désigne autant de perdants et si peu de vainqueurs. Au lendemain d’un scrutin marqué par une participation élevée (77,7 %), Israël se réveille, mercredi 28 octobre, avec la perspective d’un pays sans majorité parlementaire évidente, ni gouvernement solide.
La coalition sortante, au pouvoir depuis 2022, subit en effet une défaite du point de vue arithmétique, passant de 64 sièges il y a quatre ans à 51 à 53 sièges, selon les sondages actualisés publiés dans la nuit. Mais le bloc d’opposition rate complètement son pari en faisant probablement un peu moins bien, avec une cinquantaine de députés, sans avoir, de surcroît, réussi à détrôner le Likoud, et donc son leader, Benyamin Nétanyahou, du titre de premier parti. Cette photographie politique demeure toutefois provisoire. Car, si les dépouillements ont avancé dans la nuit, avec près d’un tiers des suffrages comptabilisés, les résultats définitifs ne seront connus que mercredi, voire jeudi, une fois collectés l’ensemble des bulletins.
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