Le Royaume-Uni [a battu le 24 juin, avec 36,1 °C,] le record de la journée la plus chaude jamais enregistrée pour un mois de juin, surpassant l’été bouillant de 1976. Cette année-là, le mercure avait atteint les 35 °C ou plutôt “un bon 90”, comme l’on disait encore à l’époque où la souffrance se mesurait en degrés Fahrenheit.
Rien de très réjouissant, sachant que la planète est en train de mourir et qu’Elon Musk veut nous expédier sur Mars, arguant que le pire reste à venir. Je ne sais pas trop quoi penser. J’étais là en 1976 et j’ai survécu – j’ajouterais même que j’ai passé un excellent été, malgré la touffeur et le désœuvrement.
Coup de chaud au zoo
Mes copains et moi – j’étais ado à l’époque –, nous passions nos journées sur nos vélos (le Raleigh Chopper venait de révolutionner le monde de la bicyclette, en dépit de son maniement complexe) ou à lézarder dans le jardin, le nez dans nos BD et nos bouquins. Sans vouloir jouer les vieux cons, je vous parle d’un temps où les gamins pouvaient encore se balader librement. Mais force est de constater que, si les températures sont en passe d’égaler celles d’il y a cinquante ans, les petits Anglais d’aujourd’hui ne pourront malheureusement pas profiter de la liberté dont nous disposions à leur âge.
Les jours où nous étions obligés d’a
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