On n’en parlait pas assez, alors que l’IA s’infiltrait depuis deux ou trois ans sans éveiller suffisamment la méfiance. C’est maintenant sur toutes les lèvres.
Thélyson Orélien n’est certainement pas le premier ni le dernier sur qui des allégations de recours à l’IA auront pesé, mais il sera pour longtemps le symbole de cette crise. Parce que Plus l’on s’élève et plus dure est la chute, comme le veut le dicton.
Je répète que si C’était ça ou mourir [publié au Québec par les éditions Boréal et en France chez Grasset] était passé relativement inaperçu, on n’en serait pas là. À la suite de l’enquête de mes collègues, on sait aujourd’hui que ce livre a été publié très rapidement, voire vraiment trop vite, pendant que les droits se vendaient à l’international avant même sa sortie.
Je suis convaincue que Thélyson Orélien, qui était pratiquement un inconnu, ne s’imaginait pas un tel succès et certainement pas se retrouver sur les listes de tous les prix importants de la rentrée française. C’est ce qu’il a affirmé dans une entrevue [au quotidien français Libération, le 22 octobre], où il maintient n’avoir utilisé l’IA que pour faire des recherches.
“Moi, je ne m’attendais pas à tout ça, je n’avais pas demandé que le livre soit vendu dans plusieurs pays et nommé dans plusieurs prix. Je n
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Margaret Atwood : l’intelligence artificielle m’a tuée… ou presque
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