“Des milliers de personnes accablées par la canicule. [La] chanteuse [Célia Kameni] terminant, à Tournai, son concert en sueur et épuisée. Des artistes déprogrammés. Des conditions de travail éreintantes pour des milliers de bénévoles, dont certains frisent le malaise. Des évacuations de festivaliers pour cause d’orages violents. Des spectateurs à rembourser. Des festivals parfois menacés de déposer le bilan. Des billets progressivement plus chers.” Cette liste sinistre est issue du journal belge Le Soir, qui pose le constat suivant : “Avec la crise climatique, c’est toute la chaîne des événements estivaux qui trinque”.

Même inquiétude du côté du New Musical Express (NME), hebdomadaire musical britannique, qui décrit un secteur “dévasté” : “Des centaines de milliers d’amateurs de musique ont dû faire face à des perturbations ou à des déceptions ces derniers jours, du 25 au 28 juin, alors que les grands festivals et concerts en plein air ont pâti des chaleurs extrêmes et de violents orages, un peu partout en Europe”.

“Annulations en cascades”

Vendredi 26 juin, en France, la préfecture de police de Paris a demandé l’annulation du festival Solidays et de la Marche des fiertés en raison des fortes chaleurs. Le même jour, aux Pays-Bas, “le Defqon.1 annulait son événement musical qui