Depuis quelques jours, Donald Trump laisse échapper une forme de dépit lorsqu’il s’agit d’évoquer l’Iran. Les dirigeants de la République islamique seraient « fous », « mauvais », « tordus », en un mot imprévisibles aux yeux du président des Etats-Unis, qui n’en finit plus d’affronter le va-et-vient de la guerre déclenchée par ses soins contre Téhéran, fin février, et dont il pensait pourtant s’être extirpé. Samedi 11 et dimanche 12 juillet, Washington a lancé de nouvelles frappes contre l’Iran en représailles de tirs de son adversaire sur un navire chypriote qui tentait de franchir le détroit d’Ormuz.
Les Iraniens ont répliqué en faisant pleuvoir des drones dans le golfe Persique sur des pays alliés des Etats-Unis – comme le Koweït, le Qatar ou la Jordanie – et en annonçant la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » du détroit, point de passage stratégique du commerce mondial. Le scénario est identique, ou presque, à celui qui s’était déjà déroulé le 8 juillet, quand des frappes américaines avaient répondu aux tirs de Téhéran contre trois tankers qatari et saoudiens.
Dimanche matin, Donald Trump n’a pas eu d’autre choix que de commenter ce nouveau regain de tensions alors qu’il effectuait une tournée des médias outre-Atlantique pour saluer la mémoire de son « cher ami », le sénateur républicain Lindsey Graham, mort la veille. Le détroit d’Ormuz ? « Il est ouvert », a rassuré le président américain sur la chaîne NBC, avant de s’en prendre à ses homologues iraniens : « Ils avaient accepté un accord hier [samedi] – un accord parfait pour nous, ils cédaient sur tout. Ils ont quitté la pièce [des négociations] et, dans l’heure, ils ont frappé un navire avec un drone. »
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