Si les Norvégiens ont par deux fois refusé d’adhérer à l’Union européenne (1972, 1994), leur pays n’en a pas moins tissé des liens très forts avec les Vingt-Sept. Partie intégrante du marché unique européen, la Norvège applique jusqu’à 75 % des règles édictées par Bruxelles. “Nous sommes champions du monde de la coopération avec l’UE sans en être membre, et personne ne peut rivaliser”, lançait son ministre des Affaires étrangères, Espen Barth Eide, en mai, devant le Parlement.
Mais “cette position pourrait désormais être contestée”, prévient le quotidien Aftenposten dans un éditorial publié jeudi 29 octobre, juste avant le début d’un sommet UE-Canada de deux jours à Montréal.
Car tant Ottawa que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sont déterminés à faire du Canada un “membre associé” de l’Union. “Un nouveau ‘meilleur ami’ de l’UE”, résume à sa manière le journal norvégien de référence.
Dossiers coincés à Bruxelles
“Les ambitions sont grandes”, ajoute-t-il. Et de citer l’une de ses sources européennes : il s’agit de mettre sur pied “un partenariat plus proche de l’adhésion que jamais”, avec une coordination renforcée en matière d’énergie, de climat, d’innovation, de sécurité, etc.
Motivée par diverses raisons géostratégiques, cette “idylle” a potentie
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