Ce n’est pas vraiment le décor habituel d’une consultation de psychologie. La salle, immense et au plafond très haut, a pour principal mobilier… une table de ping-pong. C’est ici, au sixième et avant-dernier étage de la Gaîté-Lyrique, centre culturel du 3e arrondissement de Paris, que, tous les mardis depuis février, le psychologue et psychanalyste Jérémy Pouilloux pratique la pingthérapie.
Si les bienfaits du tennis de table pour la santé, le cerveau et les maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson sont de plus en plus reconnus, le concept de la pingthérapie est d’un autre ordre. Le principe est simple : des séances de psychothérapie de vingt à trente minutes au cours desquelles thérapeute et patient, chacun d’un côté de la table de ping-pong, échangent des balles – à petite vitesse – en même temps que des mots.
« L’objectif de ce dispositif, c’est d’abord de sortir les soins de santé mentale des institutions, des cabinets, et d’être dans des lieux que les publics fréquentent pour d’autres activités », souligne Jérémy Pouilloux, raquette en main (notre entretien s’est entièrement déroulé en mode pingthérapie). Une façon, donc, de toucher des personnes avec des besoins de soutien psychologique, mais réticentes à consulter.
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