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La success-story américaine de David Beckham, le visage du soccer

Les États-Unis s’apprêtent à accueillir la Coupe du monde alors qu’il y a quelques années encore le “soccer” était bien étranger au public américain. Sa démocratisation récente doit beaucoup à l’ancien international anglais David Beckham. Il a su incarner ce sport et en sera le v

La success-story américaine de David Beckham, le visage du soccer
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Football. La success-story américaine de David Beckham, le visage du soccer

Aux États-Unis, il sera le visage de la Coupe du monde. Et pour cause : la démocratisation du “soccer” dans ce pays doit beaucoup à David Beckham.

Entre son statut de superstar et sa vie de famille, l’ancien international anglais a su en donner une image accessible et populaire. Et l’incarner.

Cependant, “le secret de la grande popularité de David Beckham aux États-Unis ne serait pas à chercher dans ses prouesses sur le terrain mais dans ses visites dans un petit restaurant cubain des années 1960 à Miami”, se risque à penser le quotidien britannique The Times.

“À l’heure du déjeuner, le petit restaurant est plein d’ouvriers du bâtiment qui côtoient quelques bobos du coin”, raconte le Times.

Une foule à laquelle se mêle l’ex-star du PSG, du Real Madrid et du Milan AC pour venir manger “son plat préféré, un sandwich Cubano tradicional à 11,50 dollars [10 euros]”.

La première fois que David Beckham s’est rendu au Enriqueta’s Sandwich Shop, “il y avait une longue file d’attente, je ne l’avais même pas remarqué”, se souvient Leydis, la cheffe.

“Beaucoup de célébrités coupent la file parce qu’ils se croient supérieurs, mais lui attendait poliment en souriant”, confie-t-elle au journal londonien.

Cette discrétion est devenue la marque de fabrique du célèbre numéro 7 qui cultive sa vie privée loin des tabloïds anglais et des habitudes des stars américaines.

“C’est un mec chill.C’est une superstar,mais il ne se projettepas comme ça.”

Henry Robert, un habitué attablé au Enriqueta’s Sandwich Shop, répondant au quotidien britannique The Times

Sa consécration américaine, Beckham la construit depuis bientôt vingt ans. Il est arrivé en 2007, au LA Galaxy (contre 32 millions d’euros).

Et “il était confronté à la tâche titanesque d’amener le football aux États-Unis”, raconte le média en ligne britannique Joe.

La pression sur les épaules du joueur anglais était considérable : “réussir là où même Pelé avait échoué”, dans un pays où “le soccer masculin était presque inconnu par rapport au football américain et au basket”, analysait la BBC en 2012.

C’est son premier succès. “Soudainement, l’Amérique regardait le soccer masculin”, relève le média public britannique.

Puis, en 2018, l’ancienne gloire de Manchester United est passée de l’autre côté de la barrière, en rachetant l’Inter Miami CF.

“C’est le plus gros challenge de ma carrière”, confiait Beckham au magazine américain Forbes.

Le club s’était endetté de 39 millions de dollars en raison de trois plans de rénovation de stade ratés. Mais Beckham a tenu bon.

Et, en 2023, l’Inter Miami a obtenu le recrutement de stars mondiales comme Lionel Messi et Luis Suárez.

“Sa décision de poursuivreson investissementaprès des années d’écheca été prise dans le butde construire une réputationen Amérique et de faireentrer le soccerdans une nouvelledimension.”

Le magazine américain Forbes

Cet été, la Coupe du monde constitue donc une forme d’aboutissement pour l’enfant des quartiers nord de Londres, qui a été anobli par le roi Charles III à la fin de 2025.

À 51 ans, lui qui a joué sa dernière Coupe du monde il y a pile vingt ans, en Allemagne, “sera un visage omniprésent dans tous les États-Unis pour le tournoi estival”.

Sur les panneaux publicitaires (il est l’égérie de nombreuses marques, notamment d’alcool), dans une vidéo siglée Adidas avec Lionel Messi et Timothée Chalamet, mais pas seulement, liste le Times.

“Lors de la compétition,les millions de fans quivisiteront les festivals Fifaorganisés dans de nombreusesvilles à travers les États-Unispourront expérimenterles Beckham’s Backyard[“les Jardins de Beckham”,un espace immersif],sponsorisés par la chaînede bricolage Home Depot.”

Le quotidien britannique The Times

Jamais couronné avec la sélection anglaise, David Beckham aura même droit le 12 juin à une étoile… sur le Walk of Fame, le panthéon des grandes stars hollywoodiennes.

Le comité idoine a motivé son intronisation par “sa capacité à relever l’image du football en Amérique et sa longue influence sur le sport, le divertissement et la culture en général”.

Cassiopée Etchevers
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