Dans l’amphi K de l’Ecole normale supérieure (ENS) de Lyon, en cet après-midi caniculaire de septembre, des étudiants de master qui viennent de plancher sur les neuf limites planétaires enchaînent les présentations. Ils ont préparé une série de questions pour le paléontologue Gilles Escarguel et le biologiste Olivier Hamant.
Quand le premier répond qu’on ne parviendra à sauver une partie de la biodiversité « qu’en pensant à la robustesse », le second boit du petit-lait. Ces dernières années, Olivier Hamant s’est fait le chantre de ce concept, par opposition au culte de la performance et de la suroptimisation. Dans un monde où les pénuries de ressources deviennent chroniques, ces principes ne garantissent plus la viabilité. A l’inverse de la robustesse, cette capacité à encaisser les fluctuations de l’environnement, en gardant des marges de manœuvre, à court mais aussi à long terme.
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