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Le CEP va-t-il devoir abandonner les dispositions relatives aux 30.000 membres, faute de pouvoir vérifier efficacement ?

Dans le contexte chaotique de la transition haïtienne, où chaque étape du processus électoral est scrutée avec suspicion, une question lourde de conséquences se pose avec insistance : le Conseil Électoral Provisoire (CEP) sera-t-il contraint d’abandonner purement et simplement l’exigence

Le CEP va-t-il devoir abandonner les dispositions relatives aux 30.000 membres, faute de pouvoir vérifier efficacement ?
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12 juillet 2026
Le CEP va-t-il devoir abandonner les dispositions relatives aux 30.000 membres, faute  de pouvoir vérifier efficacement ? 
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Le CEP va-t-il devoir abandonner les dispositions relatives aux 30.000 membres, faute  de pouvoir vérifier efficacement ? 

  • by Rezo Nodwes
  • 12 juillet 2026
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Dans le contexte chaotique de la transition haïtienne, où chaque étape du processus électoral  est scrutée avec suspicion, une question lourde de conséquences se pose avec insistance : le  Conseil Électoral Provisoire (CEP) sera-t-il contraint d’abandonner purement et simplement  

l’exigence de listes de 30 000 membres ou sympathisants pour les partis politiques,  simplement parce qu’il se révèle incapable de les vérifier de manière crédible et efficace ? 

Cette disposition, introduite dans le décret électoral, visait pourtant un objectif légitime :  assainir le paysage politique haïtien, saturé de micro-partis sans assise réelle, souvent créés  pour des raisons clientélistes ou opportunistes.  

Exiger un seuil minimum de membres devait théoriquement garantir que seules les formations  disposant d’un véritable enracinement populaire puissent présenter des candidats. 

Mais entre l’intention et la réalité opérationnelle, le fossé est immense. Et c’est bien là que  réside le risque majeur : faute de moyens, de volonté ou de capacité technique, le CEP  pourrait finir par vider cette mesure de son sens, ou pire, la supprimer, ouvrant ainsi la voie à  une participation anarchique et peu représentative. 

Le cœur du problème est simple : une déclaration du parti ne suffit pas. Inscrire 30 000  noms sur une liste est une opération trop facile pour être fiable. Sans confirmation  individuelle des personnes concernées, toute vérification reste superficielle et contestable. 

Or, vérifier efficacement suppose d’appeler des milliers de citoyens pour leur demander : «  Confirmez-vous être membre ou sympathisant de ce parti ? Avez-vous donné votre accord ?  ». Cette vérification téléphonique, bien que nécessaire, pose d’énormes défis dans le contexte  haïtien actuel. 

D’abord, l’infrastructure : le CEP dispose-t-il réellement des centres d’appels, des logiciels  sécurisés et des lignes téléphoniques fiables pour contacter des dizaines ou centaines de  milliers de personnes ? 

Dans un pays où la couverture réseau est inégale, où de nombreux citoyens changent  fréquemment de numéro ou utilisent plusieurs SIM, et où l’insécurité limite les déplacements  des agents, l’opération risque de tourner au cauchemar logistique.  

Un échantillonnage aléatoire de 10 à 20 % des listes semble raisonnable sur le papier, mais sa  mise en œuvre effective exigerait des ressources humaines et financières considérables que le  CEP n’a peut-être pas anticipées. 

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