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Géopolitique

Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale

Cette décision prendra en effet le 18 juin 2027, a précisé l’instance, qui regrette « toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves ».

Le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale
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Dirigé par une junte au pouvoir depuis 2023, le Niger a officiellement déposé sa demande de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), près d’un an après l’avoir annoncé avec ses alliés du Mali et du Burkina Faso, a fait savoir l’institution internationale, mardi 23 juin. Cette demande « prendra effet le 18 juin 2027, soit un an après la date de réception de la notification », conformément aux règlements, précise-t-elle.

Les trois pays sahéliens, dirigés par des juntes autoritaires arrivées au pouvoir par des putschs entre 2020 et 2023, revendiquent une politique souverainiste et ont tourné le dos à l’Occident. Ils ont formé la confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES). En septembre 2025, ils avaient annoncé conjointement leur retrait de la CPI, la qualifiant d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme ».

Dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse, la CPI dit avoir reçu le 18 juin une notification de demande de sortie de l’institution de la part du Niger, dirigé par le général Abdourahamane Tiani.

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Une institution critiquée en Afrique

« Bien que l’adhésion à un traité ou le retrait de celui-ci demeure un droit souverain des Etats en droit international, nous regrettons toute décision de se soustraire à l’effort collectif visant à mettre fin à l’impunité pour les crimes internationaux les plus graves », a commenté la Cour pénale internationale, sans évoquer les cas du Mali et du Burkina Faso.

Fondée en 2002, cette institution a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. L’institution comptait jusqu’à présent 125 membres. Cependant, ni les Etats-Unis, ni la Russie, ni Israël, ni la Chine n’en font partie.

L’institution essuie régulièrement des critiques, notamment dans les pays africains, où elle est accusée de poursuivre majoritairement des personnalités du continent. Dans les trois pays de l’AES, confrontés à des violences meurtrières des groupes djihadistes liés à Al-Qaida et à l’Etat islamique, les armées des régimes sont également accusées de crimes contre des civils.

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Le Monde avec AFP

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