A qui déclarer un possible manquement à l’intégrité au sein d’un organisme, lorsque le manquement présumé concerne précisément le référent à l’intégrité de l’organisme en question ? Plusieurs agents de Santé publique France (SPF) sont confrontés depuis quelques semaines à cette épineuse question, après avoir découvert que le nouveau référent à l’intégrité scientifique de leur agence, le médecin de santé publique et consultant Hervé Maisonneuve, avait omis de déclarer ses liens d’intérêts avec le laboratoire pharmaceutique Pfizer. En particulier, la firme pharmaceutique a versé à la société de conseil de M. Maisonneuve plus de 100 000 euros entre 2021 et 2023, sans que ces versements aient été divulgués par l’intéressé.
Nommé fin mars pour trois ans par la direction générale de SPF, afin, selon l’annonce de sa prise de fonction, « de veiller au respect des principes déontologiques et conseiller l’agence sur la lutte contre la désinformation », Hervé Maisonneuve est un spécialiste reconnu de l’intégrité scientifique et des techniques de rédaction médicale : il est chroniqueur au Quotidien du médecin, membre de l’Office d’intégrité scientifique de l’AP-HP, etc.
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