Leurs familles sont dépourvues de nouvelles depuis deux ans. Oumar Sylla, dit « Foniké Menguè », et Mamadou Billo Bah, deux responsables du Front national pour la défense de la constitution, un mouvement citoyen qui réclame le retour des civils au pouvoir en Guinée, ont été enlevés à la nuit tombée, le 9 juillet 2024, à Conakry, par des hommes armés et encagoulés. Les premiers d’une longue liste de disparus.
Les deux opposants au pouvoir du général Mamadi Doumbouya ont-ils été exécutés ? Sont-ils détenus ? Aucune information n’a filtré depuis un communiqué du parquet général de la cour d’appel de Conakry du 17 juillet 2024, affirmant « qu’aucun établissement pénitentiaire du pays ne détient les deux activistes ». « On a tous les indices d’un crime d’Etat », estime l’avocat français William Bourdon. Saisi, avec Me Vincent Brengarth, son confrère au barreau de Paris, par les familles de Foniké Menguè et de Mamadou Billo Bah, il a fait savoir, jeudi 9 juillet, qu’il avait déposé une plainte pour disparition forcée, auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris, visant Mamadi Doumbouya.
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