L’Etat libanais est face à un dilemme. Comment tirer parti du cessez-le-feu au Liban, obtenu par l’Iran dans le cadre du protocole d’accord signé avec les Etats-Unis, sans laisser la République islamique, et son protégé, le parti chiite Hezbollah, dicter les modalités de l’après-guerre ? Comment reprendre l’initiative à travers les négociations directes qu’il a engagées avec Israël à Washington, et que rejette le mouvement dirigé par Naïm Qassem, sans se laisser enfermer dans une impasse par les exigences israéliennes ?
Alors que la cinquième session des négociations directes entre Israël et le pays du Cèdre se tient à Washington, du mardi 23 au jeudi 25 juin, l’Etat libanais tente de reprendre la main sur le processus qui doit mettre fin à la guerre et lui permettre de restaurer sa souveraineté face aux deux belligérants, le parti chiite et l’Etat hébreu. Depuis le 2 mars, les opérations israéliennes ont fait plus de 4 100 morts au Liban, dont une majorité de civils, tandis que l’armée israélienne a recensé 36 militaires tués.
Le président libanais, Joseph Aoun, n’a pu que saluer, dimanche 21 juin, l’annonce par les médiateurs pakistanais et qatari, lors des négociations entre Téhéran et Washington en Suisse, de la mise en place d’une « cellule de gestion des conflits » destinée à consolider le cessez-le-feu entre Israël et le Liban. Le vice-président américain, J. D. Vance, lui, a présenté, lundi, ce mécanisme de déconfliction, aux contours encore flous, lors d’un appel téléphonique avec le principal conseiller du président américain, Jared Kushner, et avec le premier ministre du Qatar, Mohammad Ben Abdelrahmane Al-Thani.
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