L’effondrement de la biodiversité se poursuit. C’est le constat du World Wildlife Fund (WWF) dans l’édition 2026 de son rapport “Planète vivante”. Pour établir son “Indice planète vivante”, l’ONG a suivi 35 803 populations de vertébrés appartenant à plus de 5 000 espèces, constituant ainsi la plus vaste base de données d’animaux sauvages.

Principal enseignement de ce nouveau rapport : la taille moyenne des populations de vertébrés sauvages suivies a diminué de 73 % entre 1970 et 2022. Un chiffre équivalent à celui du rapport de 2024, qui portait sur une période allant de 1970 à 2020. Cela signifie que “la dégradation de la nature se poursuit à un rythme alarmant, sans aucun signe de ralentissement des disparitions [d’animaux]”, relève The Guardian.

Interrogée par le quotidien britannique, Tanya Steele, directrice générale de WWF Royaume-Uni, fait remarquer que ce déclin est aussi une menace pour l’économie mondiale :

“La perte de biodiversité n’est pas seulement dramatique pour les espèces sauvages. Nous en payons déjà le prix fort avec des risques croissants pour notre sécurité alimentaire, nos réserves d’eau, l’économie et notre résilience face aux chocs climatiques.”

Les auteurs du document rappellent en effet que la moitié du PIB mondial (soit environ 52 000 milliards d’euro