S’il n’en reste qu’un, ce sera celui-là… Xi Jinping pourrait aisément faire sien cet adage à propos de Cai Qi (prononcer “Tsaï Tchi”), un adjoint de longue date qui est probablement “le fonctionnaire le plus influent du cercle restreint [du président chinois]”, selon The New York Times, qui lui consacre un portrait.

La carrière de cet apparatchik a connu une nouvelle accélération en juin : une dépêche de l’agence officielle Xinhua révèle en effet qu’il a été nommé président de l’École centrale du PCC, une institution d’élite qui forme les cadres dirigeants de la Chine de demain. Une semaine plus tard, il est chargé de superviser une nouvelle campagne visant à inculquer discipline et loyauté aux cadres, comme l’a révélé une autre dépêche de Xinhua. L’occasion pour Cai Qi de “souligner que l’étude et la mise en œuvre de la pensée de Xi Jinping constituent une tâche politique cruciale pour l’ensemble du parti”. Bref, la voix de son maître, le petit doigt sur la couture du pantalon.

Interrogé par le New York Times, Julian Gewirtz, chercheur à l’université Columbia, résume la situation :

“La capacité de parler au nom de Xi Jinping est une denrée extrêmement rare dans l’élite politique chinoise et Cai Qi la possède.”

“Xi Jinping et Cai Qi se connaissent depuis les années 1990 et 2000