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Télécom / Haïti / RD : De l’incompatibilité des deux options concurrentes d’un opérateur pan-insulaire sur l’île d’Haïti

Par Marcelin Montaigne À moyen terme (2028-2030), l’île pourrait disposer d’une infrastructure télécom unifiée inédite dans la Caraïbe, accélérant la transformation numérique mais redessinant les équilibres de pouvoir des deux côtés de la frontière. Le choix final dépendra des ré

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21 juin 2026
Télécom / Haïti / RD : De l’incompatibilité des deux options concurrentes d’un opérateur pan-insulaire sur l’île d’Haïti
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Télécom / Haïti / RD : De l’incompatibilité des deux options concurrentes d’un opérateur pan-insulaire sur l’île d’Haïti

  • by Rezo Nodwes
  • 21 juin 2026
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À moyen terme (2028-2030), l’île pourrait disposer d’une infrastructure télécom unifiée inédite dans la Caraïbe, accélérant la transformation numérique mais redessinant les équilibres de pouvoir des deux côtés de la frontière. Le choix final dépendra des résultats de l’Indotel, des décisions du CONATEL et des rapports de force politiques.

Ce projet dépasse la technique : il engage l’avenir économique et stratégique de l’île tout entière.

Le concept d’opérateur Télécom pan-insulaire, dans le présent texte, désigne un acteur (ou un ensemble d’entités étroitement intégrées) capable de déployer et d’exploiter un réseau de télécommunications unifié ou fortement coordonné sur l’ensemble de l’île d’Haïti (Haïti et République Dominicaine).

Au-delà d’une simple présence bilatérale, il implique une couverture continue, la minimisation des interférences transfrontalières (notamment via la bande 700 MHz), des synergies opérationnelles (roaming intra-groupe, fibre partagée, plateformes de mobile money harmonisées) et une stratégie commerciale et politique binationale.

Ce concept porte sur des enjeux économiques majeurs (flux de données, remittances, connectivité rurale), mais aussi géopolitiques et de souveraineté (contrôle des infrastructures critiques).

Dans le cadre du projet soutenu par le président dominicain Luis Abinader et le Premier ministre haïtien de facto Alix Didier Fils-Aimé (décret du 31 mars 2026 sur la libération de la bande 700 MHz), deux visions ou options concurrentes émergent : celle portée par Claro (América Móvil) via une entrée organique en Haïti, et celle de Viettel/Natcom via l’entrée massive en République Dominicaine couplée à sa position dominante en Haïti.

Claro Dominicana, filiale d’América Móvil (groupe mexicain leader en Amérique latine), est bien positionnée pour devenir l’opérateur pan-insulaire dominant via une croissance organique.

La stratégie repose sur le renforcement de sa base en RD via l’appel d’offres Indotel (LPI-001-2026, dépôt des offres autour du 16 juin 2026) — notamment dans la bande 700 MHz idéale pour la couverture rurale — suivi de la création d’une filiale Claro Haiti S.A. et d’une participation à un futur tender CONATEL (fin 2026 ou 2027).

Cette vision s’aligne sur une approche de marché ouverte, où Claro capitalise sur le décret Fils-Aimé comme un avantage structurel sans payer de prime d’acquisition pour un leader établi comme Digicel.

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