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Télécom Haïti-RD : Voici des exemples illustrant comment peut se manifester concrètement la perte de souveraineté sur les données, les flux financiers et les infrastructures critiques

La souveraineté numérique n’est pas un luxe : dans un monde où les données valent plus que le pétrole, elle conditionne l’indépendance politique, économique et sécuritaire future d’Haïti. Le moment est venu d’un débat national urgent avant que les faits accomplis ne rendent tout re

Télécom Haïti-RD : Voici des exemples illustrant comment peut se manifester concrètement la perte de souveraineté sur les données, les flux financiers et les infrastructures critiques
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18 juin 2026
Télécom Haïti-RD : Voici des exemples illustrant comment peut se manifester concrètement la perte de souveraineté sur les données, les flux financiers et les infrastructures critiques
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Télécom Haïti-RD : Voici des exemples illustrant comment peut se manifester concrètement la perte de souveraineté sur les données, les flux financiers et les infrastructures critiques

  • by Rezo Nodwes
  • 18 juin 2026
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La souveraineté numérique n’est pas un luxe : dans un monde où les données valent plus que le pétrole, elle conditionne l’indépendance politique, économique et sécuritaire future d’Haïti.

Le moment est venu d’un débat national urgent avant que les faits accomplis ne rendent tout retour en arrière impossible.

À la fin du mois de juillet 2026, le président Abinader confirmera s’il maintient son projet, réalisé avec la complicité d’Alix Didier Fils-Aimé, d’« un opérateur télécom pour Hispaniola ».

Avec la mise en œuvre de ce projet, le marché des télécommunications haïtien risque de se transformer en un simple prolongement du système dominicain via un opérateur pan-insulaire Natcom/Viettel (60 % Viettel, 40 % État haïtien).

Haïti risque ainsi une perte progressive et structurelle de sa souveraineté numérique.

Un opérateur unique ou dominant, avec de fortes synergies transfrontalières (roaming intra-groupe, backbones partagés, optimisation du spectre), placerait les centres de décision stratégiques à Santo Domingo et à Hanoï, transformant Haïti en marché secondaire.

Voici des exemples et illustrations concrètes montrant comment pourrait se manifester cette menace.

Les données des citoyens haïtiens (localisation, communications, comportements et métadonnées) deviendraient accessibles et exploitables hors du contrôle national.

Avec un réseau unifié, les données de millions d’Haïtiens — y compris celles des personnes traversant régulièrement la frontière — transiteraient via des infrastructures dont le cœur technique et les serveurs d’analyse pourraient être gérés depuis la République dominicaine ou le Vietnam.

Viettel, entreprise liée au ministère vietnamien de la Défense, exploite déjà des réseaux civils et militaires. Dans un scénario pan-insulaire, les autorités dominicaines pourraient disposer d’une visibilité accrue sur les mouvements transfrontaliers, les communications et les profils des citoyens haïtiens, notamment dans le cadre du contrôle migratoire et sécuritaire.

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