Trois années se sont écoulées, mais la douleur et la colère ne faiblissent pas. Ce mercredi 7 octobre, la presse israélienne consacre une large place aux commémorations du massacre perpétré par le Hamas. Dès 6 h 29, heure du début des attaques, des familles se sont recueillies sur les lieux où leurs proches ont été tués. Devant la Knesset, des familles endeuillées ont observé une minute de silence et critiqué les autorités : “Trois ans après, ils ne nous ont toujours pas regardés dans les yeux pour nous dire : ‘Pardon, nous avons échoué’”, rapporte Yediot Aharonot.

Au-delà des cérémonies, les journaux racontent surtout les traces indélébiles de ces trois années. Le quotidien Ha’Aretz est allé à la rencontre de quatre familles dont les proches sont revenus de captivité. En apparence, écrit le journal de gauche, leur combat est terminé. En réalité, “le traumatisme des enlèvements est tissé dans leurs vies”, présent quotidiennement. Certains souffrent de symptômes post-traumatiques, d’autres se battent toujours pour obtenir une reconnaissance de l’État ou réclament une commission d’enquête.

Lishay Miran-Lavi, épouse d’Omri Miran, enlevé à Nahal Oz et revenu après sept cent trente-huit jours de captivité, commence seulement à affronter son propre traumatisme. “Pendant deux ans, il n