Depuis le début de son second mandat, Donald Trump manifeste explicitement sa volonté de restaurer la tutelle des Etats-Unis sur l’Amérique latine. L’enlèvement de Nicolas Maduro, le 3 janvier, constituait pour la Maison Blanche une réussite militaire et politique rare.
Avec un investissement militaire direct réduit à quelques heures, permettant d’avoir accès à de vastes ressources stratégiques, le président étatsunien semblait sur le point de convaincre que les interventions extérieures pouvaient être rentables après les échecs cuisants en Afghanistan et en Irak. Plusieurs mois plus tard, après l’échec de l’opération « Fureur épique » en Iran et un blocus pétrolier à Cuba dont le principal effet est d’aggraver la situation humanitaire sur l’île, le succès au Venezuela faisait figure d’exception appréciable pour Donald Trump, dont la popularité est en berne à seulement quatre mois des midterms, les élections de mi-mandat.
En effet, depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, l’administration étatsunienne a imposé au nouveau gouvernement vénézuélien une relation de subordination transformant le pays en protectorat, notamment via de nouvelles législations sur les hydrocarbures, sur les ressources minières et sur l’électricité, plus favorables aux entreprises car réduisant les royalties dues à l’Etat vénézuélien.
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