Une alliance surprise entre de vieux adversaires politiques qui parvient à bouter le Rassemblement national hors de la mairie du berceau d’Alexandre Dumas – l’intrigue est digne des Trois Mousquetaires. C’était “Un pour tous, tous pour un”, confirme Jeanne Roussel, la nouvelle maire de Villers-Cotterêts, commune de 10 000 habitants à une heure au nord-est de Paris. Le quotidien de gauche Libération, lui, avait résumé la situation sous ce titre : “Nous, on a essayé le RN, et c’est la cata”.
Aujourd’hui assise à l’hôtel de ville, devant son bureau, cernée par des piles de dossiers, Jeanne Roussel s’est fait élire sur un programme de centre gauche, et s’attache aujourd’hui à défaire douze ans de gestion RN. Et le problème n’est pas tant dans ce qui a été fait que dans ce qui n’a pas été fait. “C’est une catastrophe. On a régressé. En douze ans, ils ont refait quatre routes et la façade de l’église… À la fin, plus rien ne marchait vraiment, même l’éclairage public.”
“Quand vous n’investissez pas dans la ville, que vous ne l’entretenez pas, elle finit par tomber en ruine.”
Les revers de fortune ont été rares, dans la montée que connaît le RN depuis que Marine Le Pen en a pris la présidence, en 2011. Elle s’est qualifiée pour le deuxième tour de la présidentielle en 2022, puis aux lég
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