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Zineb Kharroubi, figure du collectif GenZ 212 en France, condamnée à de la prison avec sursis au Maroc

Le mouvement de protestation de la jeunesse marocaine avait organisé, à l’automne 2025, des manifestations pacifiques dans plusieurs villes du pays, réclamant au gouvernement des réformes et la « fin de la corruption ».

Zineb Kharroubi, figure du collectif GenZ 212 en France, condamnée à de la prison avec sursis au Maroc
HaitiCreoleRadio.com

Zineb Kharroubi, militante marocaine du collectif GenZ 212, a été condamnée, lundi 29 juin, à six mois de prison avec sursis pour « incitation à commettre des crimes ou délits par voie électronique », lors d’un mouvement de contestation s’étant déroulé à l’automne 2025 au Maroc, a annoncé son avocat à l’Agence France-Presse.

Installée en France, Zineb Kharroubi, 29 ans, comparaissait libre après avoir été interpellée le 12 février à son arrivée à l’aéroport de Marrakech. Selon ses avocats, les accusations à son encontre sont fondées sur des publications, sur Instagram, relatives à un « appel à rassemblement » devant l’ambassade du Maroc à Paris, lancé par GenZ 212.

Le collectif, dont le nom fait référence à l’indicatif téléphonique du pays, réunit une partie de la jeunesse marocaine et utilise les réseaux sociaux pour se coordonner.

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Celui-ci avait organisé fin septembre 2025 des manifestations pacifiques dans plusieurs villes marocaines pour réclamer des réformes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la « fin de la corruption ».

Du sursis et une amende

Le tribunal de première instance de Casablanca, dans l’ouest du pays, a condamné la militante à six mois de prison avec sursis et environ 460 euros d’amende, a affirmé son avocat El Hassan Essonni. « Bien que la peine soit clémente, la condamnation nous surprend, car rien dans les faits du dossier ne motive une telle décision », a-t-il déclaré.

Lors d’une précédente audience, la défense avait plaidé sa relaxe, faisant valoir que « manifester n’est pas un délit au Maroc », et qu’appeler à un rassemblement ne saurait donc constituer une « incitation à commettre un délit ». Ils avaient également argué que les faits reprochés s’étaient déroulés en France et non au Maroc.

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La représentante du parquet avait réclamé une condamnation de la prévenue, sans préciser de peine. En vertu de l’article du code pénal relatif à l’« incitation à commettre des crimes ou délits », la militante encourait entre trois mois et cinq ans de prison, ainsi qu’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 dirhams (environ 9 300 euros).

Quasi-quotidiens pendant deux semaines, les rassemblements s’étaient progressivement essoufflés, notamment après un discours du roi appelant à accélérer les réformes sociales et l’annonce par le gouvernement d’un « effort budgétaire » pour 2026 en faveur de la santé et de l’éducation.

En marge du mouvement GenZ 212, deux soirées avaient été marquées par des actes de vandalisme et des heurts qui avaient fait trois morts près d’Agadir, dans le sud du pays.

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Le Monde avec AFP

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