Si le territoire de la Coupe du monde 2026 était contenu dans un but de football, Vancouver serait la lucarne gauche. Tout en haut, tout là-bas. Pas facile à atteindre… Et pas évident pour occuper une place centrale. Malgré cela, la perle de la Colombie-Britannique offre une vraie ambiance de Coupe du monde, limitée aux abords des stades et à quelques bars en Californie, où l’équipe de Suisse a joué jusqu’ici. Ici, il y a des klaxons les soirs de victoire, des clameurs dans la rue quand un but est marqué, des drapeaux aux rétroviseurs des voitures ou aux balcons des immeubles, des tentatives de craquer des fumigènes.

Au début du mois, le magazine Sport Illustrated a désigné Vancouver comme “la meilleure ville hôte de la Coupe du monde”. La revue se fondait sur les critères classiques à la base des classements internationaux sur “les villes où il fait bon vivre” : le climat, l’offre de loisirs, les équipements en transport public, le coût de la vie. Les amateurs de football y voient d’autres atouts : un stade en plein centre-ville ; une fan-zone gratuite dans un parc (dans un magnifique amphithéâtre flambant neuf protégé par une arche de bois) ; une rue très animée du centre, Granville Street, piétonnisée durant cinq semaines, où se croisent et festoient des gens de toutes proven