“Le soupçon qui se porte est lourd : une attaque à motivation raciste”, écrit le quotidien belge Le Soir, décrivant un événement qui “frappe de stupeur deux villes de la banlieue parisienne”. “‘Crime terroriste’, ‘attentat à connotation raciste’ : les mots se bousculent, l’effroi s’installe. Au lendemain du drame de Trappes, la France découvre une nouvelle fois ce que la haine peut infliger aux vies humaines”, renchérit El-Watan en Algérie.

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Vendredi 23 octobre, aux alentours de 10 heures, un homme a fait feu dans les communes de Trappes et de La Verrière dans les Yvelines, à l’ouest de Paris. Un mort et cinq blessés sont à déplorer. Un suspect âgé de 39 ans, identifié comme Kévin T., a été interpellé à Coignières, toujours dans les Yvelines. Il est soupçonné d’avoir voulu s’en prendre à des personnes issues de l’immigration. Le Parquet national antiterroriste (Pnat) s’est saisi de l’affaire.

Le Wall Street Journal tente de reconstituer le plus précisément possible le parcours du tireur. Celui-ci se serait d’abord rendu dans la ville de Trappes dans une Renault Clio. Depuis son véhicule, il aurait tiré en direction d’une voiture en stationnement. Son itinéraire l’aurait ensuite conduit en divers points : un centre de santé, une aire de jeu, une station-service, une pharmacie.

“C’est quelque chose de traumatisant”

Clarín a pu interroger Amine, 23 ans, témoin de tirs alors qu’il s’apprêtait à faire le plein : “Je garai ma voiture et passai un coup de téléphone. J’ai entendu une détonation, mais je n’ai pas tout de suite compris qu’il s’agissait de coups de feu. J’ai tourné la tête et j’ai vu le conducteur d’une voiture qui était armé. J’ai vu une femme terrorisée qui courrait en direction de la station essence”, raconte-t-il au journal argentin. “[C’est là que je me rends compte] qu’il se passe quelque chose de grave. J’ai vu une silhouette avec quelque chose dans la main. Je me suis réfugié sur le siège arrière, je me suis allongé, ai bloqué les portières et j’ai appelé la police. J’ai eu peur qu’il s’approche des fenêtres. je n’avais nulle part pour fuir. C’est quelque chose de traumatisant.”

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