Il voulait “un lieu où les gens puissent se retrouver, discuter, assister à la fabrication de l’art”, confie-t-il au quotidien suisse Le Temps. En 2014, avec son premier cachet, Ibrahim Mahama a acheté un premier terrain à Tamale, sa ville d’origine. Douze ans plus tard, avec les revenus tirés de ses activités aux quatre coins du monde, le plasticien ghanéen a déployé sur place un vaste complexe, toujours en expansion. À l’ouverture en 2019 du Savannah Centre for Contemporary Art, un centre d’exposition, de recherche et de résidences d’artistes, ont succédé celles de Red Clay, en 2020, et de Nkrumah Volini, en 2021. Le premier est son studio et un atelier d’exposition, le second un centre d’éducation artistique et culturelle installé dans un ancien silo à grains des années 1960.
À Tamale, la frontière avec le Burkina Faso est à 200 kilomètres au nord – bien plus proche, pour les 375 000 habitants de la ville, que la capitale, Accra, à 500 kilomètres au sud. Le paysage est sahélien, et l’islam la religion dominante. La zone reste rurale, mal desservie et marquée par la pauvreté : si les années 2000 ont vu la croissance économique s’accélérer, tirée par l’exploitation de matières premières (or, bauxite, pétrole, cacao, café…), les inégalités spatiales demeurent vives dans cet État
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À Johannesburg, ils réinventent “le droit à créer, posséder et exposer de l’art”
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