À quelques mois des élections générales de juin 2027, la crainte d’un retour de la violence visant les figures politiques ressurgit au Guatemala. Le samedi 17 octobre, l’ancien procureur Juan Francisco Solórzano Foppa, figure du paysage politique guatémaltèque et avocat engagé dans la lutte contre la corruption, a été tué lors d’une fusillade dans un complexe sportif de la zone 5 de la capitale, Guatemala.

Comme le souligne El País América, cet assassinat ravive le spectre de la criminalité politique dans le pays d’Amérique centrale et met à l’épreuve le président Bernardo Arévalo (Semilla, centre gauche) dans sa lutte contre la violence. Pour le quotidien hispanophone, ce meurtre rappelle une fois de plus la complexité politique du Guatemala et prouve que le système judiciaire est “affaibli” et que “les institutions sont instrumentalisées par des pouvoirs politiques et économiques”.

La police impliquée ?

Bien que l’enquête soit toujours en cours, les soupçons se portent notamment sur une possible implication d’agents de la Police nationale civile (PNC). Selon Prensa Libre, sept policiers ont été arrêtés pour des “irrégularités présumées” dans le cadre de l’enquête. Comme l’explique le même média dans un autre article, certains d’entre eux sont soupçonnés d’avoir fabriqué des pr