Un an a passé depuis la terrible “guerre des douze jours”, une année marquée par une succession de crises économiques, de manifestations dans tout le pays, réprimées dans le sang par le régime, et par une seconde guerre, de quarante jours celle-là.

Les répercussions politiques et sécuritaires de ces événements, aggravées par une forte pression socio-économique, ont complètement bouleversé le quotidien des Iraniens. La tension est particulièrement forte sur le marché du travail et dans l’intimité des ménages, et rend les femmes plus vulnérables que jamais.

Une “féminisation de la pauvreté”

Sepideh, 37 ans, est architecte ingénieure. Du moins, elle l’était jusqu’en juin 2025 et la “guerre des douze jours”, nuance-t-elle. Elle a été victime de l’une des premières vagues de licenciements provoqués par le conflit. “Du jour au lendemain, j’ai perdu toute mon identité sociale”, confie-t-elle auprès d’IranWire. Le souvenir de l’appel fatidique est encore très présent dans son esprit.

Malgré un CV impressionnant, ses nombreuses tentatives pour retrouver du travail sont restées vaines, parce que l’immense majorité des employeurs privilégient désormais les candidatures masculines. Elle a alors décidé de se lancer sur Instagram et d’y proposer des formations d’architecture d’intérieur. Mais