Les ennuis s’accumulent pour Nigel Farage. Les médias et le Parlement britanniques s’interrogent sur la légalité des généreuses donations et des soutiens dont le chef de file du parti de droite radicale Reform UK, en tête dans les sondages depuis dix-huit mois, a bénéficié ces dernières années. D’autant que ces dons proviennent d’hommes d’affaires aux activités opaques voire, pour l’un d’eux, au passé criminel.
Dimanche 5 juillet, la cellule d’investigation du Sunday Times a révélé que George Cottrell, un aristocrate anglais de 32 ans, condamné pour fraude aux Etats-Unis (où il a passé quelques mois, dans une prison en Arizona), a payé pour la sécurité, la présence en ligne et le logement de Nigel Farage, durant les mois qui ont précédé son élection comme député de la circonscription de Clacton-on-Sea, en juillet 2024.
Or, selon le code de conduite du Parlement, tout élu doit communiquer, dans le mois suivant son élection à la Chambre des communes, l’ensemble des donations (aides en nature ou en liquide) d’une valeur supérieure à 300 livres sterling (environ 350 euros), dont il a bénéficié pour son activité politique dans les douze mois précédant son élection. Or, à son arrivée à Westminster, Nigel Farage n’a renseigné qu’un don de 9 253,60 livres sterling provenant de George Cottrell, correspondant aux frais de sa participation à un événement en Belgique.
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