Quelque 160 millions de mètres cubes de magma se sont épanchés en seulement seize jours dans le sud de l’océan Indien au printemps 2024, formant une nouvelle croûte océanique. Un événement exceptionnel par son envergure.
Heureux hasard : deux mois auparavant, une équipe française avait justement déployé des instruments de mesure entre 1 400 et 2 000 mètres de profondeur le long d’un segment de la dorsale sud-est indienne, dans le cadre du projet OHA-Geodams (pour “Observatory with Hydro-Acoustics and Geodesy Near Amsterdam Island”). Plus précisément, 15 stations de surveillance équipées de balises acoustiques, d’hydrophones et de capteurs de pression avaient été réparties sur 100 kilomètres de cette faille active.
Des chercheurs ont ainsi pu observer, pour la première fois et en direct, la formation du plancher océanique. La description de ce phénomène, obtenue grâce aux mesures précises des mouvements du sol, des séismes et des coulées de lave, est détaillée dans une étude qui vient de paraître dans la revue Nature.
Interrogé par The New York Times, Ingo Grevemeyer, chercheur en géodynamique marine, qui a évalué ces travaux, n’en revient toujours pas. “Les auteurs ont installé leurs instruments dans un endroit où la dernière expansion du plancher océanique s’est probablement dé
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Loin sous le plancher océanique, des microbes survivent à plus de 120 °C
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