À quatre mois des prochaines législatives en Israël, les rapports de force évoluent rapidement si l’on en croit les sondages et, malgré d’importantes divergences idéologiques, les figures de l’opposition semblent déterminées à faire front commun contre Benyamin Nétanyahou.

C’est le constat que dresse le Yediot Aharonot à la lecture d’un entretien accordé par l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, longtemps considéré comme le principal rival du chef du gouvernement. Désormais distancé dans plusieurs enquêtes d’opinion par Gadi Eisenkot, Bennett se dit prêt à “gouverner sous l’autorité de l’ancien chef d’état-major si c’est nécessaire pour sauver l’État”, tout en réaffirmant “qu’il ne siégera en aucun cas dans un gouvernement dirigé par Nétanyahou”.

Gadi Eisenkot, nouveau favori de l’opposition

“Gadi Eisenkot peut-il offrir à Israël une nouvelle chance ?” se demande The Economist. “Le nouveau parti centriste d’Eisenkot est désormais presque aussi populaire que le Likoud de Nétanyahou. L’ancien chef d’état-major de Tsahal dispose de plusieurs atouts : son expérience militaire séduit une opinion publique alors qu’Israël reste engagé sur plusieurs fronts, mais il est aussi relativement novice en politique, ce qui lui évite le passif de ses rivaux”, estime l’hebdomadaire britanniq